Entre la rue de la chaussée d'Antin et la rue de Mogador, à coté des grands magasins désertés par des shoppeuses ayant perdu leurs super-pouvoirs d'achat, la rue de Provence propose un tout autre commerce, celui de la chair triste de prostituées défraichies qui profitent plus des premiers rayons de soleil qu'elles ne font grincer les ressorts fatigués de matelas hors d'age. On est loin du marché de Saint-Remi-de-Provence./.
Hier, alors que je regagnais mon fidèle destrier (posé comme une bouse rue de Mogador), j'assistai à la scène suivante :
2 jeunes femmes raisonnablement charmantes, victimes innocentes de l'inique loi anti-tabac, goudronnaient gaiement leurs poumons en devisant des mérites comparés du maire de Paris et de notre-dame du Poitou (je n'ai pas vraiment entendu le début de leur conversation, mais la passion dont elles faisaient preuve ne laisse pas une grande part au doute quant au sujet de leur débat).
Lorsque (suite de la phrase précédente, mais comme je n'aime pas les phrases trop longues, signe de l'incapacité de l'auteur à faire preuve d'un esprit de synthèse qui est l'apanage des esprits de qualité, je préfère aller à la ligne, ce qui peut paraitre confus, mais doit apporter de la force à ce récit involontairement déstructuré).
Lorsque donc disais-je je m'approchais des susnommées (comme on dit dans les commissariats), lesquelles se trouvaient sur le chemin menant à mon tonnerre mécanique, un petit homme d'un certain age, tout beige, accoste les demoiselles au moment où je les croise.
Je vois tout de suite (j'ai été paparazzo pendant 6 mois, mon instinct de chasseur ne me trompe jamais) que le vieux monsieur s'est trompé de rue, et se méprend sur la qualité des demoiselles. Il parle tout doucement, et les jeunes femmes doivent tendre l'oreille pour entendre sa question.
"-Pardon ?... Quoi ? mais ça va pas bien non, j'suis pas une pute !" s'exclame la plus proche des 2 filles à qui s'adresse le sexe à génaire, qui ne demande ni son reste, ni son chemin pour trouver des professionnelles dignes de ce nom, et part à petit pas, la nuque cramoisie d'une honte qu'on devine aisément, tant la donzelle a été éloquente.
"Putain c'est pas vrai, y m'a pris pour une pute !" lâche-t-elle, autant horrifiée par l'outrecuidance du client potentiel que par la possibilité qu'elle puisse ressembler à une travailleuse du sexe.
Ne sachant quoi dire pour la réconforter sans l'offenser, je lui adresse mon sourire "Jean-Luc Delarue empathie et sujet de société", enfourche ma meule et pars comme un seigneur.
Moralité : Fumer est mauvais pour la santé et l'estime de soi.
Chanson (aucun lien, mais j'aime bien)
L'inflation galope.
Il pleut tous les jours et pourtant les nappes phréatiques sont à sec.
Le climat se réchauffe, et on se pèle le jonc à Paris ('culés de pingouins qui nous envoient leurs morceaux de banquise).
L'Iran veut sa bombe.
Lio est aussi chiante que Marianne.
Desproges est mort depuis 20 ans.
L'Afrique meurt de faim.
Mes chemises me boudinent.
Alors je regarde Ethan, et après je me sens mieux.
C'est un truc de malade, cette émission. Je suis tombé dessus par hasard après avoir regardé la rediffusion de la Nouvelle Star sur W9 (je voulais regarder encore une fois Lio couper Manoukian chaque fois qu'il essayait d'ouvrir sa gueule) une personne agée bougeait son corps coincé dans une robe en satin beige sur une chanson de Céline Dion, ensuite une grosse dame rose a ouvert la bouche sur un playback de Maria Carrée.
Pour qu'on puisse les reconnaitre, les animateurs les annoncent avant leur passage grotesque sur scène.
On est bien sur TF1 : un jury composé de Julie Lescaut, Nikos Imagace et Christine Bravo venus faire leur promo (Julie fait la promo de son régime, je me demande si elle ne se fout pas un peu de notre gueule, c'est comme si Maïté faisait de la pub pour Sveltesse, quant à Christine, je n'ai pas eu le temps d'entendre son actualité, j'imagine que c'est lié à Ingrid Betancourt, elle était bien au Mexique Christine à une époque, mais les FARC ont fui vers la Colombie quand elle s'est installée) et prendre un peu d'oseille, plus 2 animateurs (Christophe Dechavanne qui n'essaye meme pas de faire semblant de s'intéresser et une femme brune qui ressemble au sosie de Liane Foly, mais ça ne pouvait pas etre elle Liane elle est chanteuse non ?) qui rament à un tel point que j'en ai les mains moites pour eux.
Le meilleur moment c'est les coulisses du casting, on se croirait dans une soirée déguisée à la Châtre, en moins sympa, celle qui a le plus de taf c'est la voix off qui doit débiter les noms de tous les sosies.
Après, ils nous montrent les sosies préférés des internautes : un gros chauve en chemise noire (oui, c'est bien Cauet) et Cecile Leminibus, je les ai reconnus car ils ont dit leurs noms (enfin, pas le leur, celui des animateurs qui font notre bonheur tous les jeudis soirs), j'imagine que c'est pour ça que les internautes ont voté, c'est sans doute les seuls qu'ils ont pu identifier...
Je me demande comment ça finit cette émission, mais je préfère éteindre et écouter Yael.
Charles Dumont à l'Européen, réservez vos places sur Billetreduc.
Plus d'infos sur Charles Dumont : http://charlesdumont.free.fr/#03
Allez-y, ça va pas durer.
Si avec une note comme ça j'explose pas mon pagerank
rien du tout
Ca touche 3 millions de personnes en France.
Mon collègue autrichien Gunthar lutte comme il peut, mais on sent bien qu'il a basculé du côté obscur de la montagne, et que pour lui il n'y aura pas de ticket de retour.
Adieu Gunthar je t'aimais bien, mais là je ne peux plus rien faire.
Elle est grande et mince, élégante et sure d'elle, elle marche d'un pas décidé, le menton fier et le regard qui flotte au-dessus de nos têtes.
Elle est si belle que c'en est choquant, qu'on se demande pourquoi ça nous arrive là, sous la pluie, alors qu'on traîne notre humeur grognonne dans les embouteillages.
Alors, quand elle glisse sur une merde de chien et s'étale de tout son (long) long sur le trottoir parisien, on sourit en se disant que ce n'était pas une vision, et on la regarde avec un détachement feint s'éloigner, tentant de rassembler dans une démarche bancale les restes de son allure souillée.
photo Benjamin Nitot
mais lol.....!!et alors.... l'histoire ne dit pas si elle avait vraiment l'air d'une travailleuse du sexe ou pas? ^^ read more
on Putain...